DE
HORS

Chantier n°2, janvier 2014

2ch1j MAP36-3534à3535

 » Nous nous proposons d’explorer un territoire délaissé : celui des êtres ou bien écartés en raison de leur insignifiance ou de leur petitesse à tel point qu’ils rejoignent l’informe, l’amorphe, ou ien éloignés du fait de leur danger (la contamination, la pollution) ou bien abandonnés parce qu’eux mêmes liés à la décomposition et à la mort.  » //1//

 

2ch1j MAP38-3543à3546

« Nous croyons indispensable d’apprendre aux jeunes esprits le maniement et le respect de tous les matériaux, notamment ceux qu’ils tendent à méconnaître et à mépriser. C’est souvent avec le presque rien, l’abandonné, qu’on invente (l’ingéniosité). Nous allons jusqu’à préconiser non seulement une socio-éducation orientée vers la « reprise » des rebuts (ravauder, rapiécer, réajuster, raccommoder, etc.) mais surtout une psychothérapie, grâce à un contact avec le simple et le dévalorisé ; (….) Nous ne voyons pas là un appel au « bricolage » mais cette « ergothérapie » cherche plutôt à guérir le dedans par le dehors ; (…) Pourquoi ne pas compter sur un possible accrochage, une sorte de connivence entre ce qui est relégué et ceux de la société parfois exclut – entre ce qui est plus au moins cassé et ceux qui sont en situation de rupture ?  » //1//

//1// Dagognet François, Des détritus, des déchets, de l’abject. Une philosophie écologique, 1997.

 

Jour 1, lundi 20 janvier 2014

Temps : Gris et froid
Équipe Laboratoire du Dehors : Liliana Motta, Camille Fréchou, Lucas Delafosse, Yvan Cappelleare, David Belamy, Tchad, Conors, Dosty, Poussin ‘Samaiki’, …

Défrichage du renfoncement de la parcelle 125 : recépage des Buddleja davidii pour éclaircir la parcelle et ménager les déplacements. Taille de maintien de l’Hedera helix qui venait camoufler le mur. Ces nouvelles conditions vont être favorables au développement d’une strate herbacée. L’espace dégagé va permettre l’installation de notre campement transitoire et le dépôt de notre matériel de jardinage.
Éconduite des déchets, débris, détritus, ordures, rebuts et résidus diverses hors des parcelles 125 et 82.

2ch1j MAP1-318278
La prolifération des déchets dans les Murs-à-pêches, symptômes de la précarisation localisée d’un territoire et à la fois vitrine d’une économie de subsistance, d’un «  savoir-faire  » du déchet, fait vivre de nombreuses familles. Rien ne se perd, tout s’accumule. La libération des parcelles, occupées par d’indésirables déchets, va rapidement former des tas, des amoncellements d’objets et matières hétéroclites, que l’on déposera le long de la rue. Brûlage des rémanents de taille issu du recépage des Buddleja davidii, des Sureaux. Le feu est adossé au mur de parpaing au fond de la parcelle côté piscine en cours.

2ch1j MAP11-3302à3305 2ch1j MAP18-3366à3367

Jour 2, mardi 21 janvier 2014

Temps : Frais et  couvert
Équipe Laboratoire Dehors : Liliana Motta, Camille Fréchou, Lucas Delafosse, Yvan Cappelleare, David Belamy, Tchad, Conors, Dosty, Poussin ‘Samaiki’, mimi, Teddy, Coucou, Rayan, …

Livraison d’une benne de 30 m3 par Louis Portugais de la société Sita, filiale de Suez environnement Île-de-France.
Livraison par un employé des espaces verts de la ville de Montreuil d’un lot de perches d’érable de longueur variable de 3 à 4 mètres pour la construction de la clôture.
Chargement de 25m3 de déchets dans la benne et leur évacuation en déchetterie.
Défrichage de l’arrière de la parcelle 82 au niveau de l’ouverture sur la rue de la Nouvelle-France et brûlage sur place des rémanents.
Construction de la clôture sur la parcelle 82 à l’avant de la parcelle, côté rue de Saint-Antoine. Réalisation des fondations à intervalles réguliers de 2m, à l’aide de la barre à mine et d’une pioche. Une perche verticale est installer dans chaque trou, frappée à la masse jusqu’à butter, puis maintenue par un blocage terre et pierres a son pied. La clôture va trouver sa rigidité par l’installation de perches en diagonales, liant successivement trois perches verticales. Des perches horizontales sont disposées linéairement à 1m et à 2m du sol. Chaque perche verticale est consolidée par une jambe de force uniquement du côté de l’intérieur de la parcelle. La clôture est destinée à signaler le changement d’usage et à modérer dans un premier temps le dépôt sauvage de matériaux et de déchets. La clôture est une installation à visée expérimentale et nous renseignera sur d’éventuels changements de comportements.

2ch1j MAP31-3489à3492

Jour 3, mercredi 22 janvier 2014

Équipe Laboratoire du Dehors : Liliana Motta, Camille Fréchou, Lucas Delafosse, Yvan Cappelleare, David Belamy, Tchad, Conors, Dosty, Poussin ‘Samaiki’, Mimi, Teddy, Coucou, Rayan, …

Récolte et tri des matériaux minéraux essentiellement issu de la destruction de l’ancienne menuiserie de la parcelle 82, après son rachat par la ville de Montreuil. Cette couche, d’épaisseur variable, oscille entre 0,40m et 0,70m d’épaisseur selon les endroits. À titre indicatif, après le déblais d’une surface de 16m2 et la découverte de l’ancienne dalle de béton de la menuiserie, environ 1m3.
Poursuite du ménagement de notre campement de transit sur la parcelle 125 avec un travail sur la forme, la proportion et le profil de l’andain, afin de tirer parti de l’espace de la parcelle  mais également de cette construction végétale éphémère. Une fois figuré dans l’espace, l’andain se réinterpréte en « matelas », en support d’exutoire, de défouloir.

2ch1j MAP6-3240a42  2ch1j MAP25-3434à3437