DE
HORS

Carnets de chantier 2014

CH 2014-2

À notre retour en janvier 2014, nous avons envisagé de restaurer l’ancien fer à cheval qui se trouve au départ de l’allée des Antilopes, tout au bout de la lisière que nous appelons désormais la lisière habitée. Nous voulions mettre en valeur cette « fabrique » qui daterait du XVIIIe siècle et qui aurait été construite pour permettre aux carrosses de faire demi-tour devant le Château. Actuellement l’ancien fer à cheval est un monticule de terre arrondi, en forme de demi-lune, difficilement perceptible depuis la prairie. Devant le fer à cheval, se trouve une zone plus au moins arrondie et humide presque fermée par des ronces. Sur la totalité de la surface, une grande quantité de jeunes érables a colonisé le paysage et fermé la vue.

Pour rendre plus visible et lisible la forme du fer à cheval, 64 Arbres ont été abattus. La zone humide a été débroussaillée pour faire redémarrer une végétation plus diversifiée.

L’apport essentiel de cette deuxième année de travail a été le traçage de points de vue et la création de divers cheminements à partir du fer à Cheval. Ce seront autant de vues et de chemins qui guideront la vue et la promenade vers le Château ainsi que vers l’intérieur de la lisière, vers la mare et le salon de verdure. L’abattage des arbres a permis la construction de murs, fabriqués en imitant la manière des forestiers qui rangent le bois en attente d’évacuation. Ces murs de rondins de bois encadrent le paysage et dirigent le regard vers des points de vue exceptionnels sur le parc. Ils conduisent le visiteur depuis l’entrée de la lisière, par le bas ou par le haut du fer à cheval, jusqu’au salon de verdure, en passant devant la mare. Ils créent à chaque étape de nouveaux espaces, des temps d’arrêt.

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Le salon devait s’agrandir et pouvoir accueillir plus de monde, nous ne sommes pas seuls comme la première année, nous avons commencé le processus d’ouverture de la forêt. La lumière commence à rentrer, mais pas de manière suffisamment satisfaisante pour pouvoir faire des plantations qui permettront de garder en vie la lisière. L’abattage de 38 arbres supplémentaires a donc du être fait. Les découpes des arbres ont servi à construire les murs.

Je regrette d’avoir utilisé le broyeur pour les jeunes rameaux. Le bruit de l’engin est insupportable, le travail assez pénible. Le résultat dans cette situation précise n’est pas justifié. Les rameaux auraient très bien pu rester rangés et être visuellement plus présents dans l’ensemble.

L’ancienne table construite la première année avec le bois resté sur place après le passage de l’ONF, s’est trouvée mal placée dans le nouvel aménagement. Nous voulions que le langage visuel adopté, c’est-à-dire des rondins de bois assemblés à l’horizontale, soit présent tout au long de l’aménagement. La table devait donc être transformée et déplacée.

Le travail réalisé dans des conditions précaires est resté tout au long des mois motivant à réaliser. La grande difficulté de ce chantier est le temps passé à parcourir le site, à transporter à pied les charges lourdes et encombrantes, mettre en place les outils le matin et tout devoir évacuer le soir sur des distances importantes.

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